LA VIE DANS L'INDUSTRIE



La toute puissance des maïtres de Forges en Lorraine


Le paterlanisme en Lorraine


Le clergé en Lorraine

Jusqu'à la fin de la deuxième guerre mondiale, le clergé était tout dévoué aux maîtres de Forges. Des avantages leur étaient accordé, tel vélo gratuit aux nouveaux arrivant, charbon à prix réduit, ... Il était coutume que les prètres "passent au chateau" pour y faire allégence. Bien que certains curés se rebellent parfois, et s'interressent aux conditions de travail des ouvriers, ils étaient rapidement mis dans le droit chemin. En exemple, le curé de Serémange, qui avait appelé les paroissiens à voter contre le Maître de Forges, s'est vu coupé l'eau du presbitère dès l'élection de Henri de Wendel. Après la guerre, les prètres ont commencés à refuser de communier les Maîtres de Forges dans la chapelle de leur "Chateau".


Les écoles en Lorraine

Chaque ville ou village où sont implantées mines et usines compte une école contruite ou financée par les Maîtres de Forges, de l'école primaire à l'école d'apprentissage maison, en passant par l'école ménagère. Les premières écoles maternelles, de couture et ménagères remontent à 1849, 1850 et 1904. Il semble qu'un enfant illétré n'est pas admis à l'usine. Générosité ou mise à profit pour l'entreprise ? En 1925, tout garçon de 14 ans pourvu du certificat d'étude avait toutes les chances d'être embauché comme commissionaire, et avec le temps d'avoir une chaise devant un bureau. Lien entre clérgé et Maîtres de Forges obligent, les écoles sont tenues par les soeurs de la providence de Peltre pour les écoles de filles (jusqu'en 1970), et par les Frères marianistes pour les écoles de garçons.


Les économats en Lorraine

Commerces appartenant aux Maîtres de Forges, sont coopératives à patir de 1866, puis Konsums, économats, Fensch et Orne, et enfin Trois Vallées. Les produits y sont moins chères, mais n'accordent pas de crédit. En 1906, le chiffre d'affaire des économats de Hayange, Joeuf et Moyeuvre s'élève à 35 Millions de Francs (de l'époque), soit 1/30ème des salaires versés au cours de l'année.


Les cités en Lorraine

Dans les villes industrielles de la vallée de la Fentsch, les maîtres de forges attribuaient gratuitement des logement à leurs salariés.


Ainsi sont nées les cités, construites à proximité de l'entrée de la mine ou à proximité du portier de l'usine, où les salariés étaient regroupés selon leurs conditions sociales.


Les ouvriers étaient logés dans des cités ouvrières, tel la rue Sainte Caroline à Hayange. Sans salle de bain, ni chauffage central, souvant sans toilettes, le confort était rudimentaire.




Les employés et la maîtrise étaient mieux lotis que les ouvriers, il leur était attribué un logement plus confortable



Les ingénieurs quand à eux  habitaient des maisons de meilleur confort que la maîtrise, avec salle de bains et chauffage central. Il est vrai que jusque dans les années 50, le nombre d'ingénieurs étaient très faible, comparativement aux ouvriers.





Quand aux directeurs, des maisons d'une dizaine de pièces, voir plus les attendaient, telle la maison du directeur de l'usine la Paix située à Nilvange





Il faut dire que les salariés qui avaient la chance d'habiter un logement de ce type, ne payait ni loyer, ni eau , ni gaz. L'eau provenait, et provient toujours, pour le moment, du pompage des mines, et le gaz était issu des hauts-fourneaux. Souvent, un petit jardin éait attribué, ce qui permettait aux plus modestes de pallier à leur faible revenu.
En 1981, les logements ont étés cédés à la socièté L'immobilière Thionvilloise, (appartenant aux Maîtres de Forges de Lorraine), échappant ainsi aux privatisations. Un parc important de logements a été vendu par la suite.




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