-700 à -50 avant J-C
Site fortifié de l'âge du fer (.). 
Pour bâtir cet ouvrage défensif, les constructeurs on avant tout mis à profit le relief naturel. Le plateau constitue l'accès le moins protégé naturellement et a été renforcé par un rempart précédé d'un fossé, tous deux encore bien marqué dans le paysage. 
A l'époque de son utilisation, ce rempart construit en bois et terre présentait un parement en pierres sèches et été surmonté d'une palissade. Seule une petite entrée permettait l'accès à l'intérieur de l'enceinte. les fortes pentes qui contrariaient la progression d'éventuels assaillants ont permis de réduire les défenses des autres faces de l'éperon à un rempart beaucoup moins imposant et qui a laissé des traces plus discrètes
Epoque romaine
La voie romaine Metz - Reims épouse le tracé de la vallée.
Le fer était déjà exploité puisque des " loupes de fer ", datant des temps romains, ont été retrouvées.
Epoque franque
Hayange s'appelait " Heiyingen Villa ".    " Hei " veut dire " bois enclos ", donc " Heiyingen " signifie   le village situé dans le bois enclos ou aux abords. 
821
Le premier acte officiel connu portant le nom de la ville,  sous le règne de Louis Ier le Pieux, fils de Charlemagne, Empereur d'Occident et roi des Francs. Il s'agit d'une charte donnée par l'Empereur à l'Abbaye de Sainte Glossinde de Metz pour lui confirmer ses droits sur la paroisse de Hayange. 
La cité y est mentionnée sous le nom d'Heingen. A cette époque, les frontières de Hayange s'étendaient aux territoires actuels d'Algrange et de Nilvange.
1315
Hayange compte 55 familles.
Moyen-Age
Hayange est partagée  entre le Duché de Bar et le Duché de Luxembourg. L'exploitation des mines de fer remonte à cette époque, puisqu'au XIIIème siècle, Thierry, seigneur de Hayange autorise Thibaut, comte de Bar à extraire du minerai de fer sur ses terres. Le développement de Hayange est dès lors lié à l'extraction du minerai de fer et à la création de petites forges pour la traiter. Mais, les ravages de la guerre de Trente ans sont particulièrement néfastes à Hayange et empêchent son développement.

La guerre des Quatre Rois en 1324 et celle de Trente ans en 1618 sont parmi les plus terribles de ces temps troublés et ravagèrent Hayange et les 14 000 âmes qu'elle comptait alors. 

1498
"A cause du nombre croissant de ses habitants", l'abbaye de Metz participe à l'agrandissement de la nef de l'église.
1685
Décès du sieur de la Roche-Hullin, créateur des forges de Hayange [13].
4 décembre 1688
Jacques-Antoine Le Comte, seigneur d'Angevillers, fait l'acquisition des parts de ses belles soeurs dans les forges de Hayange, et en devient seul propriètaire [13].
1695
Le sieur Le Comte dut recourir à un emprunt que lui accorda le baron Cristophe-Albert d'Argenteau, seigneur de la Grange. Ce dernier pris à sa charge une somme à concurrence de 26 000 livres, et en contre partie, le sieur Le Comte hypothéqua sa terre seigneuriale d'Angevillers, par acte du 14 Décembre. Le baron meurt avant avoir soldé les créances de son obligé. Son héritier, le comte de Mercy, dut vendre ses terres de la Grange [13]
1699
Construction d'une fenderie au desous de la platinerie (coût 1400 livres tournois).
Les forges de Hayange se composent alors :
  - de la Rodolphe-forge et d'une maison batie en face de celle-ci,
  - d'une platinerie,
  - d'un fourneau, dit de la Magdelaine, sur le chemin de Stenchy à l'extrémité du village.
Le sieur Le Comte, s'étant exonéré de ses dettes, fait affaire avec l'artillerie de Thionville : en échange d'une quantité de vieille fonte reçu du marquis de la Frizilières, le sieur dût livrer dans les magasins de Thionville, 64 bombes de 156 livres chacune, au prix de 40 livres le mille, 102 488 livres en boulets à 50 livres le mille. Le 17 mars, celui-ci est redevable d'une somme de 3492 livres, qu'il ne put acquitter. Le sieur Louis de Ridouet, écuyer, seigneur de Sancy, commissaire d'artillerie à Thionville, convoitant les forges, les fait saisir 12 Avril, et les acquit pour la somme de 9632 livres [13].
1704
L'ecuyer, ne possèdant pas la somme necessaire cède, par acte du 1er Avril, ses droits à Jean-Martin Wendel, fils de Christian de Wendel, lieutenant des chevaux légers de Charles IV, duc de Lorraine, et petit fils de Rodolphe de Wendel, de Coblenz, colonel d'un régiment de cravates pour le service de Ferdinand [13].
Il se fait alors construire un château achevé vers 1720. A cette époque, le château comprenait un rez de chaussée et deux étages. Puis le château va s'agrandir au rythme de l'empire industriel. 
Le château a été restauré et modifié par Monsieur Humbert de Wendel (1876-1954). Les bâtiments d'origine ont été en partie démolis en 1935 et reconstruit dans le style du XVIIIème siècle. 
1720
Hayange compte 66 feux [22].
1771
Construction de l'église
1789
Domaine royal jusqu'à cette époque. la Révolution réquisitionne et revend les forges à prix d'or à un certain Louis Gandthil.
1802
Hayange compte 807 habitants, 115 maisons et 2 moulins [4].
1803
Louis Gandthil reperd les forges au bénéfices de l'Etat qui les remet en vente. Un seul acheteur se présente, Charles Aubertin le jeune, négociant à Metz, qui agit pour le compte de la famille de Wendel. Ce second démarrage sera le bon et c'est Charles de Wendel, puis, surtout Ignace François de Wendel qui développa l'entreprise et qui a agrandi le modeste château acheté avec les forges.
1884
Construction de l'église St Martin, de style Renaissance italienne. Des relations étroites avec l'église sont nés également des édifices religieux. Ainsi, il est possible de voir dans l'église Saint-Martin, des vitraux représentant Madame Henry de Wendel avec ses trois fils, Madame Robert de Wendel et les deux siens. Cette église est construite  sur le modèle de la Trinité à Paris comporte également d'intéressants vitraux représentant Sainte - Barbe (patronne des mineurs), et Saint - Eloi (patron des ouvriers d'usine). La plupart de ces vitraux sont l'œuvre de Maréchal, un des peintres verriers les plus importants de France dans la deuxième moitié du XIXème siècle. Deux peintures ornent le transept, dont l'une est l'œuvre du peintre verrier Casimir de Balthazar, originaire de Hayange
1889
Eau amenée par canalisation dans les cités de Wendel.
1892
Construction des grands bureaux. L'eau est amenée dans la ville.
1899
Le gaz éclaire la Ville, apparition du téléphone 
1903
Construction de la Vierge. La statue de Notre-Dame de Hayange est la grande œuvre de M. l'Abbé RIFF, archiprêtre Hayangeois, mais l'idée initiale revient à Mme JUNGER, née Catherine HUMBERT. Cette dernière dans son testament, fit un leg de 15 000 F au Conseil de Fabrique. Selon son désir, une partie de cet argent devait servir à faire élever sur la côte des Vignes une statue de la Vierge dominant la paroisse de HAYANGE.

L'Abbé RIFF prit ce projet à cœur et fît une quête dans toutes les maisons de la paroisse. Une fois les fonds réunis, il choisit un emplacement d'où la Vierge dominerait HAYANGE, la vallée et la région, puis accompagné du Père LEGLISE, il se rendit sur les collines de VAUDEMONT, à Notre-Dame de SION, dont il choisit la Vierge pour modèle. Il en fit la commande. 

Les travaux commencèrent le 19 mai 1903 et furent achevés fin octobre de la même année. La statue seule coûta 12 000 F. En fonte coulée dans les usines locales, d'un poids de 6tonnes et ½, elle dresse ses 7 mètres sur un piédestal de granit haut de 14 mètres. 
L'abbé RIFF mourut le vendredi Saint 1904 avant son achèvement. C'est donc l'Abbé BESNARD qui prépara l'inauguration qui eut lieu le 2 octobre 1904. 
Durant de longues années, tous les 15 août, Notre-Dame de HAYANGE devint un lieu de pèlerinage où l'on venait en foule de loin. 
Les bombardements ont épargnés la statue, mais le temps laissa son empreinte de rouille sur l'édifice. 

1904 - 1905
Construction du château de Tournebride par Guy De Wendel, de style romantique germanique. Le parc du domaine totalisait 4,3ha. 
On y admirait des fontaines, des bassins, des serres, un jardin suspendu. Des arbres aux essences rares y furent plantés. L'intérieur du château fut doté de boiseries, de cheminées en marbre, d'une bibliothèque remarquable en chêne massif sculpté. Le château fut habité jusqu'en 1978 par Ségolène de Wendel, dernière représentante de la famille qui avait régné sur Hayange pendant 274 ans
1911
Le docteur Bayer, devint le premier possesseur d'une voiture à Hayange
1930
Présence de 3 cinémas à Hayange : le Jeanne D'Arc, l'Apollo et le Palace .
1924
Pavage de la rue Poincaré et de la rue du Moulin, prolongement de la rue de la Marne et de la rue Castelnau, revêtement en Tarmacadam d'une partie de la chaussée… 
1932
C'est le tramway, avec ses rails et son réseau électrifié, qui imprime sa marque dans les villes de la vallée, modifiant ainsi leur visage, mais aussi les habitudes des habitants.
1970
Hayange  s'enrichie de plusieurs quartiers : Marspich, Le Konacker et Saint - Nicolas en Forêt