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Du prix des choses en Lorraine
Le prix des denrées dans l'istoire de la Lorraine : prix du sel, du blé, du seigle, du pain, du beurre, du poisson, de la viande et des autres denrées. |
| 1565 | La quarte de blé vaut 7,5 francs, alors qu'en temps ordinaire elle vaut 2 francs [15]. |
| 1634 |
Le prix du sel, qui était de 14 francs, est instauré le 1er Mai à
24 francs par le parlement messins. Interdiction est faite à
quiconque d'en acheter ailleurs qu'à Metz sous peine de
prison. Le 13 Octobre, son prix est fixé à 48 francs.
Le chanvre se vend 5 sous la livre [15]. |
| 1635 |
Le 8 Janvier, par ordonnance du roi et sur la requête du parlement messin,
le sel ne peut être vendu que par maitre Claude Perrin pour Metz, et
J. Senncq pour Verdun. Est punissable d'une amende
de 500 livres, de la confisquation de tous les biens présent avec le
sel de contrebande, et châtiment corporel, quiconque, y compris
écclesastique, noble roturier, seigneurs, ne respecte pas
cette ordonnace. Le prix du sel est fixé à 5 sous moins un denier
la pinte.
Le prix de la livre de beurre fondu est de 3 francs, d'un oeuf de poule 3 sous, de 100 harengs 43 francs, de la morue 12 sous, du fromage de Flandres 36 sols, du boeuf salé 9 sous la livre, du brochet 3 francs la livre. La paire de soulier est vendue 3 francs. [15]. |
| 1643 | "En ce tempts, le cher temts estoit à Metz, de toutes choses : encourue pour largent nen pouvoit-on avoir, et fermoient leurs greniers les pensant vendre ecoure plus : le bled froment fut taxé par Messieurs de la police de Metz à 20 francs, le seigle 17 francs et ladveine 10 francs. Le taxe faict il ny avoit plus de bledz à vendre (...) Monsieur de Choisy, intendant de la police de l'armée de Thionville, fit ouvrir les greniers et ordonna de les rompre en cas de refus (...) toutefois il nestoit faulte de bien, mais cy nestoit que lavarice qui les commandoit" [15]. |
| 1644 |
Le 28 Mai, la taxe sur le sel est abaissée de 68 francs la quarte, à
40 francs. La contrebande disparait. La moisson a lieu à la Saint Jean,
et le blé se vend 6 francs.
Les ouvriers, dans les vignes, gagnent 3 francs par jour [15]. |
| 1645 | Une vendangeuse gagne entre 12 et 18 sols par jour [15]. |
| 1646 |
La quarte de seigle se vend 20 gros au marché, le moittange (mélange
de divers grains) 25 gros et 1/4 d'écu, le vieux seigle 18 gros.
Le blé vaut entre 5 et 8 francs la quarte au environ de Noël.
Les vannes de la Moselle étant brisées à Rémich, les saumons remontent la rivières et il y en a à foison. La livre de la meilleur qualité se vend 2 et 3 sols la livre : "devint sy bon marché que les plus gueux de Metz ne mangeoient aultres choses" [15]. |
| 1647 | Au début Mai, le prix du sel passe de 32 francs à 40 francs. Par contre, l'obligation d'en acheter est levée : "Toutefoys cela n'alla pas trop mal pour les pauvres gens car on ne contraindoit personne à prendre malgré luy comme auparavent on estoit contrainct. Car auparavant les communaultés estoient taxées à leur gros (nombre) de gens. Il falloit le prendre par force ou bien le payer. Cela fut rompu, en prenoit et acheptoit qui pouvoit et qui avoit de l'argent". [15]. |
| 1789 |
Le prix du sel est fixé à 36 francs le quintal. Une corde de bois coûte
16 francs.
Les dépenses nécessaires à la vie d'un médecin est estimée , pour la nourriture et par jour de 1,50 franc et 0,40 franc pour son logement, pour un riche propriètaire de 4 et 0,80 francs, et pour un domestique de 0,50 et 0,10 franc. Le taux d'intérêt est de 4%. [2]. |
| 1800 |
Le prix d'une livre de pain blanc est de 0,15 franc, et du pain bis 0,30 franc.
Une corde de bois coûte 28 francs.
Dans les filatures, un bonne ouvrier gagne 24 sous, une ouvrière 8 à 10 sous par jour. Payée à la tâche une bonne ouvrière peut gagner jusqu'à 18 sous par jour. A la papeterie de Cirey, un ouvrier gagne entre 30 et 54 francs par mois, une femme entre 15 et 18 francs et une enfant entre 6 et 9 francs. A la verrerie de Soldatenthal, un maître verrier gagne 3 francs par jour, un bûcheron 1,50 franc, un manoeuvre 1,20 franc. Le revenu d'un paysans cultivant 60 arpents de terre, 15 de pré et un de jardin a un revenu estimé à 150 francs annuel, décompté la nourriture et l'entretien de la famille (500 francs) [2]. |