Les jours fériés
En Moselle (et en Alsace), les jours suivants sont chomés :
- le lendemain de Noël
- le vendredi saint lorsqu'il y a un culte protestant dans la ville
du lieu de travail
Le clergé
Les membres du clergé (catholiques, protestants, juifs) sont rénumérés
par l'état. Ils bénéficient d'une couverture de la
Sécurité Sociale, d'un logement de service ou d'une indemnité de logement,
ont accès aux prestations de la Caisse d'Allocations Familiales et des
Caisses de Retraite. L'évèque est fonctionnaires de l'Etat, et est nomé
par décret du Président de la République Française et publiée dans le
Journal Officiel. Sa rémunération correspond à l'indice brut des Agrégés
Hors Classe, soit 27.000 flancs en 1999.
Les curés, pasteurs, rabbins, chanoines aumôniers ne sont pas
fonctionnaires, mais perçoivent un traitement brut de 17.000 Francs en fin
de carrière, sans compter les heures supplémentaires effectuées.
Un décret du 13 septembre 1989 paru au JO du 15
septembre 1989 fixe la place et le rang des évêques de Metz et de
Strasbourg, du Grand Rabbin et des Présidents des Synodes protestants
dans les cérémonies publiques, qui doivent suivre immédiatement le Recteur
d'Académie et précéder le préfet adjoint chargé de la sécurité du
territoire.
L'enseignement religieux
Une loi locale du 12 février 1873 place l'enseignement religieux et
catéchétique sous le
contrôle direct de l'Etat allemand. Le Conseil Académique Départemental
institué par la loi Falloux est remplacé par le Bezirksunterrichtsrat.
Un règlement du 20 juin 1883 décide de faire figurer le catéchisme en
première place des matières d'enseignement.
le décret du 10 octobre 1936 (article 6) autorisent les parents, qui ne
souhaitent pas imposer une conviction, une croyance religieuse à leurs
enfants, à réclamer une dispense de fréquentation de
l'enseignement religieux obligatoire.
En 1945, l'horaire hebdomadaire des classes comptait 4 heures de
catéchisme. Ce volume horaire sera ramené à 2h30 en 1969 puis à 2 heures.
L' enseignement religieux fait obligatoirement partie des heures de
service des enseignants ou bien fait l'objet de suppléances (en 1996, les
enseignants assuraient 483 heures de cours de religion, les suppléants
1040 heures et les ministres du culte 225 heures). Presque 80% des
enfants participent à cet enseignement religieux obligatoire inscrit à
l'emploi du temps comme les autres cours, considéré comme un service
public fortement encouragé par les rectorats dans le cadre de projets
d'action éducative intitulés " éveil culturel et religieux ". Les
professeurs de religion disposent d'un casier en salle des professeurs,
participent aux conseils de classe.
La clause de non concurrence
Le Code de commerce local s'applique uniquement aux " commis commerciaux ".
La clause de non-concurrence devient valable que lorsque l'employeur à
payé une indemnité pendant la durée de l'interdiction (au maximum 2 ans).
L'indemnité doit être au moins égale à la moitié des rémunérations que
touchait le salarié.
Pour être valable, elle doit faire l'objet d'un document écrit signé par
l'employeur et le salarié.
En cas de licenciement économique, le salarié n'est pas lié par la clause
de non-concurrence.
Le maintien du salaire
Les règles applicables en matière de maintien du salaire trouvent leurs
origines dans les articles 616 du Code civil local et 63 du Code de
commerce local toujours en vigueur à ce jour. Ces dispositions s'appliquent
aux salariés et aux commis commerciaux si le lieu de travail se trouve en
Alsace-Moselle, peut importe leur ancienneté ou le type de contrat de
travail. La Cour de Cassation a régulièrement confirmé que le droit local
prévaut sur les dispositions conventionnelles si elles sont moins
favorables.
Les salariés (hormis les " commis commerciaux ") bénéficient du droit au
maintien de la rémunération, lorsqu'ils sont empêchés d'effectuer leur
travail pour un motif personnel sans faute de leur part, et dans la mesure
où la durée de l'absence est relativement peu importante. Cette notion de
"temps relativement sans importance" s'apprécie notamment par rapport à
l'ancienneté du salarié.
Lorsque ces quatre conditions sont réunies, le salarié a droit au maintien
de sa rémunération dès le premier jour d'absence. L'absence peut avoir
comme causes des événements heureux ou malheureux comme la maladie, un
accident, la recherche d'un emploi, la maternité, le décès d'un proche,
une naissance dans la famille, la garde d'un enfant malade.
Les " Commis Commerciaux " ne perdent pas leur droit à rémunération s'ils
sont empêchés d'effectuer leur travail pour un " malheur " (notion du
"Unglück") ne trouvant pas son origine dans une faute du salarié. Ce
maintien de salaire est limité à une durée de 6 semaines.
Par "malheur", on peut entendre une situation pénible qui affecte
douloureusement la personne: la maladie, l'accident, le décès d'un proche,
la maladie d'un enfant, la maladie d'un parent proche.
La sécurité sociale
Les salariés versent 1, 8 % de leur salaire brut supplémentaire.
Ils participent ainsi eux-mêmes au financement du régime local ;
Les retraités participent également au financement avec une
sur-cotisation de l'ordre de 1, 5 % ;
Les chômeurs et les pré-retraités cotisent aussi à hauteur de 1, 5 %
(sont concernés ceux qui perçoivent des indemnités à peu près supérieures
au SMIC).
Le remboursement des soins sont de :
- 90 % pour les frais médicaux, paramédicaux et pharmaceutiques
engagés,
- 100 % pour les dépenses liées à l'hospitalisation
De ce fait, les mutuelles ont des remboursements moins importants à
effectuer et sont normalement moins coûteuses